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Réalisation de l’ISL

ISL-HISTORIQUE

– L’Institut Supérieur du Lac « ISL » en sigle avait ouvert ses portes le 18/10/2010, à Goma avec les promotions qui sont actuellement en 2 ère Licence.

– L’ISL est reconnu par le gouvernement congolais par l’arrêté ministériel n°031/MINESURS/CABMIN/BCL/KL/GG/2013

– Sa  création fut motivée par des  besoins ressentis auprès de la population congolaise de l’EST en matière de santé mentale. Une  population qui venait de subir et qui continue de subir plusieurs atrocités  liées aux guerres récurrentes:

  • La guerre menée par AFDL contre Mobutu en 1996
  • La guerre du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) depuis 1997 contre le régime du feu président Laurent Désiré Kabila
  • La guerre menée par le colonel Mutebutsi et Nkunda sous la bannière du CNDP  depuis 2003 contre le régime du président Joseph Kabila Kabange
  • La récente guerre de Bertin Bisimwa et son groupe sous le M23 depuis 2011
  • Ajoutons d’autres atrocités entretenues par les groupes armés (may-may; FDLR, ADF NALU qui continuent à desoler la population
  • A ces guerres s’ajoutent aussi  des catastrophes naturelles  à répétition: irruption volcanique, incendie des maisons, inondations, pluies diluviennes, glissements des terres……
  • La conjugaison des tous ces phénomènes font du nord et sud kivu la peinture achevée du traumatisme psychologique

ISL-OBJECTIFS

L’ISL poursuit trois objectifs

Formation : 4  options y sont organisées : le counseling, la psychologie clinique, la santé mentale et les sciences infirmières

Recherche: (plus ou moins 40 enseignants des spécialités différentes enseignent à l’ISL et effectuent des recherches dans différents domaines)
Le dictionnaire de Kilega-Français-swahili produit par L’ISL en 2014. Dans ce dictionnaire, on trouve la traduction de diverses maladies mentales dans le Kilega.

Intervention: (approche communautaire ou sociothérapie)

ISL-ACTIVITES REALISEES

Dans le domaine de  recherche

En 2011 en collaboration avec l’université de Coventry

– Etude sur les filles mères ayant des enfants issus de viol a été réalisée

Résultats

– En plus de subir le viol et de devenir enceinte, les filles mères ont été contraintes d’assister à la violence et la torture

– La majorité des survivantes ont été renvoyées loin de la maison par leur  famille et ont raté l’école une fois qu’elles ont été découvertes par leur famille qu’elles étaient enceintes

– Familles, parents et communautés, y compris d’autres enfants se moquaient des enfants nés d’un viol.  Considérés comme parias, ils ont été stigmatisés avec leur mère, harcelés, battus et rejetés

– Presque toutes les femmes et les filles décrivent le rejet social de la part de leurs parents, les familles, membres de la communauté et leurs maris

– Les femmes et les filles sont exposées à l’extrême pauvreté. Étant incapable de continuer avec l’école, elles manquent de moyens de gagner leur vie et de payer  les frais de scolarisation.

– Elles ont eu de graves problèmes de santé gynécologique, y compris les fistules vésicaux-vaginales, les maladies sexuellement transmissibles, des saignements anormaux, douleurs, kystes, l’infection à VIH/SIDA et le handicap physique

– Elles ont rapporté des effets psychologiques normalement associés à des expériences traumatisantes, y compris la dépression, comportements suicidaires, la colère, les flashbacks, l’anxiété, troubles du sommeil, le retrait et l’évitement, les préoccupations sexuelles et les problèmes d’identité

En 2012 en collaboration avec Promundo, ISL a  réalisé une étude IMAGES (International Men and Gender Equality Survey) avec l’objectif de comprendre les attitudes, les comportements  et la perception des hommes sur l’égalité du genre et les facteurs sous-jacents à  la violence faite généralement aux femmes,  ensemble avec les opinions des femmes sur les comportements des hommes en relation avec l’égalité du genre

EN 2015, sous le projet Living Peace, une recherche vient d’être menée pour s’informer des besoins réels des groupes cibles du projet living peace

Lancement officiel des activités du projet Living Peace à Goma
Lancement officiel des activités du projet Living Peace à Goma

-Elle a été réalisée au Nord-Kivu

  • camp militaire Katindo à Goma
  • A Sake , Kitchanga  auprès de la population civile

– Au Sud-Kivu (camps des policiers)

DOMAINE D’INTERVENTION COMMUNAUTAIRE

Depuis 2011les  étudiants de l’ISL sont impliqués dans l’approche communautaire afin d’aider la population, à s’investir dans la recherche des solutions aux problèmes de leur  communauté. C’est ce que l’on appelle « sociothérapie ».

Elle est définie comme l’art de guérir les blessures psychologiques de la société. Il s’agit d’une communication qui guérit à partir des relations interpersonnelles.

Objectifs poursuivis par la sociothérapie

  1. Assainir la société en augmentant les capacités de résolution des problèmes au sein du groupe ;
  2. Amener la société à trouver des solutions à ses propres conflits ;
  3. Recouvrer la valeur et la dignité de l’homme vulnérable ;
  4. Briser les clivages entre les différents groupes sociaux afin de consolider  l’unité nationale ;
  5. Aider les gens déçus à espérer dans la vie ;
  6. Cultiver chez les individus l’esprit de sincérité, d’honnêteté, d’amour et de pardon mutuel ;
  7. Encourager le patriotisme et l’unité dans la diversité culturelle ;
  8. Cultiver la confiance entre les communautés ;
  9. Briser la stigmatisation des personnes ayant commis des délits ;
  10. Briser la stigmatisation et l’isolement des personnes ayant subi différentes violences ;
  11. Combattre les violences conjugales sous toutes les formes :
    * Violences économiques ;
    * Violences sexuelles ;
    * Violences psychologiques;
    * Violences sociales.

– La sociothérapie est définie comme l’art de guérir, de corriger, de restaurer et de soigner à partir de la parole. C’est une communication qui guérit les blessures psychologiques à partir des relations interpersonnelles

La sociothérapie poursuit plusieurs objectifs:

– Assainir la société en augmentant les capacités de résolution des problèmes au sein du groupe ;
– Amener la société à trouver des solutions à ses propres conflits ;
– Recouvrer la valeur et la dignité de l’homme vulnérable ;
– Briser  les clivages entre différents groupes sociaux pour consolider l’unité nationale ;
– Aider les personnes déçues à espérer dans la vie ; etc.

GROUPES CIBLES

– Les veuves;
– Les personnes vivant avec le VIH/SIDA;
– Les orphelins;
– Les enfants ex-soldats, les filles mères, les réfugiés ou les déplacés internes de guerre;
– Les victimes des catastrophes naturelles;
– Les victimes de violence en général et de viol, en particulier;
– Les hommes auteurs de violence (Agresseurs);
– Les gens impliqués dans les conflits fonciers;
– Les minorités écrasées (Ba-Mbuti, pygmée).

Projet baba waponyanji

– Ce projet pilote fut né des recommandations  formulées   à partir des  résultats de l’étude IMAGES dans l’objectif de développer chez les hommes une masculinité positive et rompre le cycle de la violence

– Malgré ses succès ce projet ne dura que 3 mois à la grande déception des participants et de la communauté

– Il a fallu attendre novembre 2014 pour voir le Royaume de Pays Bas s’impliquer dans le financement ayant favorisé la résurrection de baba waponyanji  sous une nouvelle forme: c’est le projet actuel connu sous le nom de living peace (vivons la paix)

LA METHODE

La méthode utilisée repose sur la parole, l’échange d’expériences interpersonnelles sous la conduite de deux facilitateurs hommes pour une durée d’une séance de 3 heures par semaine pendant 15 semaines.

Durant ces 15 semaines, les participants  se réunissent hebdomadairement pour discuter et trouver solutions aux  problèmes de leur communauté. Ils parlent de leur vie, de leurs couples et de leur société

Objectif du projet living peace

  1. Prévention de VBSG et soutien pour les survivants de VBSG;
  2. Stabilisation des communautés affectées par la guerre et les conflits;
  3. Prévention de la participation des hommes dans la guerre et les conflits armés;
  4. Restaurer les relations sociales positives au niveau communautaire pour soutenir le développement socio-économique à long-terme et qui a été détruit pendant les années de conflit;
  5. Impliquer la jeunesse dans la remise en cause des pratiques rétrogrades pour la promotion du genre et de la prévention contre les violences sexuelles faites aux enfants;
  6. Impliquer l’homme dans la santé sexuelle et reproductive.

GROUPES  CIBLES

– Hommes agresseurs et leurs femmes

– Militaires: A Goma, dans le camp Katindo où on a formé 90 participants dans la première ds 1phase et 90 dans la deuxième phase.
Lors de la cérémonie de clôture, plusieurs femmes ont fait des témoignages sur le changement positif du comportement de leurs maris.

– Policiers: A Bukavu, les thérapies de groupe se font dans les camps Bagira, Jules Moket et Musique.  135 participants ont été formés pendant la première phase  et 135 autres dans la deuxième phase. Leurs épouses ont fait des témoignages sur le changement positif de leurs maris.

– Communautés avec  conflit entre les ethnies et là où il y a la possibilité que le conflit reprenne.

Rôle d’ISL dans le projet living peace

A. Formation

– Depuis avril 2015; 10 formateurs dont 7 de sexe masculin et 3 de sexe féminin ont été formés
-83 facilitateurs éparpillés dans le camp militaire Katindo à Goma 15, camp des policiers au Sud-Kivu 20, à Beni 11, à Mweso 11, à Masisi 11 et à Sake 16 (Oicha et May-Moya) ont été formés
– Dans cette deuxième phase du projet ces facilitateurs groupés en paire vont animer 33 groupes soit 495 hommes.

  • Les formateurs et facilitateurs ont été formés sur la théorie du traumatisme.
    Le renforcement de leurs capacités a été remarquable à partir du décalage entre les résultats du pré test et du post test.
  • Les formateurs et facilitateurs ont été formés sur l’identification des participants.
    Le renforcement de leurs capacités a été remarquable.
  • Les facilitateurs ont été formés sur les notions de violences sexuelles et celles basées sur le genre
  • Les facilitateurs ont été formés sur le module à utiliser lors de l’animation des séances de thérapie de groupe

B. Recherche,
C. Supervision,
D.
Suivi et de l’évaluation des activités

Perspectives

Il a été remarqué que les violences faites en famille et dans les écoles affectent les enfants dès leur bas âge. Par souci de prévention, nous avons mis sur pied un projet visant l’implication de la jeunesse dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre.

Dans la phase pilote, certaines écoles de Goma ont été ciblées : Heri, Métanoïa, Mwangaza, Rutoboko, Tuungane. A Sake, deux écoles sont concernées : Mubambiro et Pains  de vie.
Ce projet démarre en janvier 2016.

Dans le cadre de la collaboration avec l’Université de Quebec à Trois Rivières au Canada, plusieurs projets sont envisagés au Nord-Kivu.
Ces projets pourront impliquer les psychologues Français, Canadiens, Burundais et Congolais.

Merci pour ce site

_0003_DSC_1947Ça  y est, le site Internet de l’ISL voit le jour.

Après de nombreux balbutiements, des essais incomplets, et autres péripéties, vous voici devant le site Internet de l’ISL de Goma.

Pour en arriver là, il a fallu réunir un peu d’argent pour faire la maquette du site (voir la page « qui sommes nous/nos supporters »), puis se mettre d’accord sur le visuel, le contenu, et tout un tas de choses…

Cette première maquette n’est qu’un début, elle va être enrichie au fur et à mesure. Si vous souhaitez suivre l’actualité de l’ISL, n’hésitez pas à vous inscrire à la lettre d’information (si vous êtes parmi les donateurs, nous vous y avons inscrit, vous pourrez vous en retirer facilement).

Le but de ce site n’est pas seulement d’être la vitrine Web de l’ISL, l’un des objectifs est de développer un véritable partenariat et un lieu d’échange et de formation avec les étudiants et les enseignants de l’ISL dans les mois qui viennent.

N’hésitez pas à nous faire remarques et suggestions. Nous vous tiendrons au courant de la suite via la lettre d’information.

Merci à vous toutes et tous